Réalisateur de films de commandes et d'auteur. Élevé au Québec et aux USA. Aujourd'hui en France. Membre du collectif d'artistes visuels Majestart. J'aime la sérendipité et le chocolat noir et je crois que l'âge d'or du vélo c'est pour bientôt. Je suis en pleine période de chasses aux idées. Et alors que je réfléchissais à notre image, notre réflexion, aux masques que nous mettons, deux versets bibliques me sont venu à l’esprit :
"Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. C’est là l’œuvre du Seigneur, c’est-à-dire de l’Esprit." − 2 Corinthiens 3:18
J’aime bien le « visage découvert »… nu devant Dieu. Et puis la notion induite que si nous ne sommes pas découvert, nous ne bénéficions pas de cette transformation. Que ce soit face à Dieu ou face aux autres, se couvrir le visage (au sens figuré*) permet de garder une distance, un périmètre de sécurité afin d’éviter le jugement des autres, de rester confortable. Un peu comme lorsqu’on a l’impression de puer de la bouche, on va éviter de parler ou alors qu’à une bonne distance, empêchant ainsi toute intimité.
Et dans Jacques chapitre 1, Paul souligne la futilité de se regarder sans prendre action.
"En effet, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir et qui, après s’être observé, s’en va et oublie aussitôt comment il était." − Jacques 1:23-24
On oublie qui nous sommes, notre identité, et les changements que toutes personnes doivent faire pour ne pas stagner dans leurs vies.
*c’est drôle comment on dit "au sens figuré" pour dire que "le visage est couvert mais pas vraiment couvert". Comme si la figure était moins vraie qu’un livre ("littéralement").
Des idées ? D’autres versets ? Paraboles ? Images ? Réflexions à ce sujet ? Sentez-vous libre de commenter.
− Joseph
"Paréidolie" = plus ou moins de la tromperie.
…Mais de la tromperie dont on est généralement conscient.
…On voit un nuage en forme de visage, on sais très bien que ce n’est pas un visage mais un nuage.
…À moins qu’on soit superstitieux.
…Ou fétichiste (c’est quoi fétichiste déjà ?)
Il y a les magiciens qu’on va voir en spectacle.
…Tout le monde sait qu’ils ont un truc pour nous tromper.
…Ce sont de illusionnistes.
…Pareil pour le cinéma. Ce n’est qu’illusion.
…Comme les accidents, avec du faux sang.
Le maquillage est également une forme de tromperie.
…Avoir du fard à paupière vert est clairement pas naturel mais ça cache, ou du moins transforme, la réalité.
…La chirurgie esthétique / le botox.
L’objectif quand on trompe, c’est de se donner une image.
…Une image plus flatteuse que la réalité.
…Une image plus maitrisée.
La tromperie peut-être autant dans l’apparence physique, que dans l’attitude.
…Simulateurs.
…Politiciens.
…"Faites ce que je dis, pas ce que je fais".
…Médias.
…Pompeux / prétentieux.
…
…
Paréidolie ~ la couche extérieur, visible, d’une personne ou d’un objet, créant l’illusion d’être autre chose.
…Masque.
Hep,
Petite vidéo qui me fait vaguement penser à "une doublement fausse chose".
The COLORS #86 News Machine from COLORS Magazine on Vimeo.
- Joseph
Paréidolie.
Donc "Paré…" du mot "para-" signifiant "à côté de" ou "fausse". On retrouve ce suffixe assez souvent dans le langage courant : Parapluie (objet causant la pluie de rater sa cible), Parachute (on chute toujours mais sans se faire mal), Paranormal (quelque chose qui se passe sur cette terre mais ne venant pas de notre normal) et la liste continue.
La deuxième partie du mot "…idolie" est tiré de "eidôlon" :
"Eidôlon" peut-être traduit (maladroitement) par image en français mais c’est plutôt « un visible qui donne à en voir un autre ». Notre vision d’une chose n’est pas la chose qu’on l’on voit mais un double, une représentation subjective qui dépend fortement de notre point du vue. Une photo de moi, c’est moi, mais c’est surtout un objet sans vie.
"Le côté de leurre sans consistance d’eidôlon a conféré au terme un sens parfois péjoratif, qui se retrouvera dans l’“idole” de la Bible (II Rois, 17, 12)" source.
Ça me fait penser au tableau « ceci n’est pas une pipe » de René Magritte.
Bon, on a la signification, on a décortiqué la mot. On pourrait aller plus en profondeur, écrire une thèse, mais l’objectif est de faire un film. Passons alors à autre chose.
Un commentaire ?
- Joseph
Pourquoi le nom du blog est « Paréidolie » ? C’est un nom, un objet, un verbe ?
Déjà, oui, c’est un mot français… même si la correction automatique n’approuve pas. Wikipédia donne cette définition :
Type d’illusion qui fait qu’un stimulus vague ou ambigu est perçu comme clair et distinct par un individu. La tendance naturelle qu’a le cerveau humain de percevoir des visages là où il n’y en a pas est un bon exemple de paréidolie.
http://fr.wiktionary.org/wiki/paréidolie
Si on regarde l’étymologie, on vois que le mot vient du grec ancien παρά-, pará (« à côté de », « fausse »), et εἴδωλον, eίdôlon (« simulacre, fantôme »), diminutif de εἶδος, eîdos (« apparence, forme »).
Alors je prends ce mot de manière plus conceptuel, et je l’utilise comme un point de départ pour ce projet de court-métrage. Il n’a été imposé par personne mais il me sert simplement à canaliser ma réflexion.
Pour vous, les limites aident ou non ? Vous les aimez ou est-ce qu’ils nuisent à votre productivité ?
- Joseph
À ce qu’il paraît, pour être vue, une chose doit être montré.
C’est un peu à la mode de parler du processus de création… les dessinateurs montrent leurs croquis, les photographes montrent leurs séances photos, les pâtissiers montrent leurs recettes etc. Moi, je fais des films, du moins j’essaie, et je vais tenter l’expérience de rendre ça publique. Je vais commencer à partager mon projet avant même d’avoir le scénario. Vous verrez alors l’évolution du tout début et peut-être qu’un jour ça va aboutir à un court-métrage.
J’ai décidé de créer ce blog sur un coup de tête hier soir vers minuit. Il y a des chances que ce soit une erreur mais on verra. En tout cas, n’hésitez pas à commenter.
Pour ou contre la transparence ?
- Joseph